La junte militaire guinéenne met en place un organe électoral pour les prochaines élections

15/06/2025

La junte militaire guinéenne a créé une nouvelle institution chargée de gérer un référendum constitutionnel en septembre et les élections générales et présidentielles prévues en décembre. La Guinée est l'un des nombreux pays d'Afrique de l'Ouest où l'armée a pris le pouvoir et retardé le retour à un régime civil. Le général Mamadi Doumbouya, au pouvoir depuis 2021, a accepté en 2022 de lancer une transition démocratique après la date limite du 31 décembre 2024. Le non-respect de cette date par la junte au pouvoir a provoqué des manifestations de l'opposition ayant paralysé Conakry, la capitale guinéenne, en janvier.

La Direction générale des élections (DGE) sera chargée, entre autres, d'organiser les élections, de gérer le fichier électoral et de garantir l'équité électorale, a annoncé le chef de la junte Doumbouya dans un décret lu à la télévision d'État samedi soir. Le mois dernier, le Premier ministre Amadou Oury Bah a déclaré que les élections générales et présidentielles auraient lieu en décembre 2025. Il a également confirmé l'organisation d'un référendum pour l'adoption d'une nouvelle constitution le 21 septembre, comme annoncé par la junte en avril.

La crédibilité des élections suscite des inquiétudes. Le régime militaire a dissous plus de 50 partis politiques l'an dernier, prétendant vouloir « assainir l'échiquier politique ». Il a également resserré son emprise sur les médias indépendants, dénoncent les groupes de défense des droits humains. Les réseaux sociaux et les radios privées sont souvent coupés, et les sites d'information sont interrompus ou suspendus pendant plusieurs mois sans explication, tandis que les journalistes sont victimes d'agressions et d'arrestations.

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