L'ICTJ salue l'accord de cessez-le-feu conclu mardi entre les États-Unis et l'Iran, y voyant une avancée susceptible d'éviter l'escalade de la violence et de préserver des vies civiles. Nous appelons toutes les parties à respecter pleinement et sans délai son esprit et ses termes.
Cependant, cet accord a déjà été mis à l’épreuve. Quelques heures seulement après l’annonce, alors que de nombreux Libanais commençaient enfin à ressentir un sentiment de sécurité et d’espoir, les forces israéliennes ont mené plus d’une centaine de frappes aériennes à Beyrouth et dans d’autres zones peuplées du Liban.
Ces frappes aveugles, parmi les plus intenses depuis le début du conflit, ont tué plus de 300 personnes, détruit des infrastructures essentielles et dévasté des communautés civiles. Ce massacre constitue une grave violation du droit international humanitaire et met en évidence le coût humain tragique de l’agression israélienne.
Elles mettent également en lumière une préoccupation fondamentale. La valeur d'un cessez-le-feu réside non seulement dans son annonce, mais aussi dans son étendue, sa crédibilité et sa mise en œuvre. Lorsque les civils continuent de subir des bombardements dans les heures et les jours qui suivent l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, le fossé entre la promesse de protection et une réalité violente se mesure en vies humaines.
L’ICTJ se tient inconditionnellement aux côtés du peuple libanais et de toutes les victimes de la région. Toutes les attaques et menaces contre les populations civiles et les infrastructures doivent cesser. Tous les auteurs de ces violations doivent être tenus responsables. L’impunité ne fait qu’alimenter la violence. Nous exhortons toutes les parties à cesser immédiatement les hostilités, à respecter l’accord de cessez-le-feu et à consacrer toutes les ressources disponibles à des négociations de bonne foi pour mettre fin à la guerre et rendre justice à toutes les victimes.
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PHOTO : Un épais nuage de fumée s'élève au-dessus de la banlieue sud de Beyrouth après un raid aérien israélien en mars 2026. (Mohamad Salman)