Le 19 février 2026, l'Assemblée nationale du Venezuela a adopté la loi d'amnistie pour la coexistence démocratique, qui vise à effacer la responsabilité pénale pour certains actes commis dans le pays au cours des 26 dernières années. Bien que cette loi ait suscité le débat, elle représente indéniablement une évolution significative du paysage politique vénézuélien.

Tout au long de l'année 2025, les experts de l'ICTJ ont proposé une analyse approfondie des conflits et des principaux développements politiques dans plus de 10 pays, dans le cadre de la lettre d'information « Rapport mondial ». Leurs commentaires ont mis en lumière les obstacles que les victimes, la société civile et leurs partenaires doivent surmonter dans leur quête d'une paix et d'une justice durables. Dans cette édition, nous revenons sur l'année écoulée à travers la rubrique « Expert’s Choice ».

Le 8 juin, la Colombie a appris la triste nouvelle : Miguel Uribe Turbay, sénateur de 39 ans et candidat à la présidence pour le parti d'extrême droite Centro Democrático, a été grièvement blessé par balle. Trois semaines se sont écoulées depuis l'attaque et Uribe reste dans un état critique, tandis que les Colombiens, préoccupés par une nouvelle instabilité démocratique, sont hantés par les fantômes du passé.

Le domaine de la justice transitionnelle reconnaît de plus en plus l’importance de la santé mentale et du soutien psychosocial (SMSPS) dans les contextes de violations massives des droits humains. Malgré une sensibilisation et un plaidoyer croissants au niveau mondial, le domaine manq...

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Au lendemain d'élections présidentielles controversées, des Vénézuéliens de tous horizons sont descendus dans la rue pour exprimer leur méfiance collective à l’égard des résultats officiels, leur indignation face à la grave crise économique et politique que traverse leur pays et leur demande de changement radical. Pendant un bref instant, leur nombre et l’unité de leurs voix ont laissé espérer qu’une fenêtre d’opportunité s’était ouverte pour un véritable changement. Dans les pays confrontés à des violations massives des droits humains, il arrive parfois qu’une fenêtre d’opportunité s’ouvre pour que la société se rassemble et trace un chemin vers la paix et la justice. Malheureusement, de telles fenêtres ne restent pas ouvertes indéfiniment.

En février 2024, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a organisé un événement à Séoul, en Corée du Sud, marquant le 10e anniversaire de la publication du rapport de la Commission d'enquête des Nations Unies sur les droits de l'homme en République populaire démocratique de Corée. Ruben Carranza, expert principal du ICTJ, a pris la parole lors de l'événement et a discuté des leçons tirées des formes non judiciaires de responsabilité. Dans cet entretien, il explique pourquoi une approche plus large de la justice transitionnelle est nécessaire et comment les mesures de justice transitionnelle peuvent contribuer à promouvoir la paix et une éventuelle réunification dans la péninsule.

Au lendemain d'un conflit armé ou d'une répression, les communautés luttent souvent pour reconstruire les relations sociales qui ont été endommagées ou détruites par la violence et les abus. La justice réparatrice peut jouer un rôle précieux dans ces sociétés, en réunissant les personnes qui ont été lésées par des crimes et les individus responsables de ces dommages, souvent sous la forme d'un dialogue, pour traiter de l'infraction et de ses conséquences. Un nouveau rapport de recherche de l'ICTJ offre un aperçu et des conseils sur l'utilisation d'un cadre de justice réparatrice pour répondre aux violations massives et graves des droits humains, en s'appuyant principalement sur les expériences de la Colombie, de la Sierra Leone, de la Tunisie et de la région Bangsamoro aux Philippines.

Ce rapport de recherche offre des conseils sur l'application d'un cadre de justice réparatrice dans des contextes de violations massives des droits de l'Homme, et présente les avantages et défis d'une telle pratique. Basée sur l'expérience de la Colombie, de la Sierra Leone, de la Tun...

A man and audience member holds his phone to record proceedings of panel on the stage in front of him.

Le 13 février 2024, l'exposition interactive « S'il y a la vérité, il y a l'avenir » a été inaugurée au Centre pour la mémoire, la paix et la réconciliation de Bogotá. Dans le cadre des activités de sensibilisation culturelle et éducative post-fermeture de la Commission de la vérité en Colombie, l'exposition vise à informer les colombiens de toutes les générations des conclusions de la Commission et à les inciter à prendre des mesures pour prévenir une résurgence du conflit.

L'Organisation afghane des droits de l'homme et de la démocratie (AHRDO), partenaire de l'ICTJ, a récemment ouvert un nouveau musée virtuel et base de données dédiée aux victimes afghanes du conflit et des violations des droits de l'homme. " La Maison de la mémoire de l'Afghanistan " préserve non seulement la mémoire de ces victimes, mais contribue également à ouvrir la voie à la vérité et à la justice. Pour lancer le musée virtuel, l'ICTJ et l'AHRDO ont organisé conjointement une table ronde sur la mémorialisation, moderé par la journaliste de la BBC Lyse Doucet, dans le bureau de l'ICTJ à New York en décembre dernier.