L'ICTJ, en collaboration avec le Centre pour l'intégrité des médias des Amériques, le Centre Cyrus R. Vance pour la justice internationale et le Barreau de New York, a récemment organisé la projection du documentaire Después del Frío (« Après le froid »). Coproduit par l'ICTJ et la journaliste colombienne María Jimena Duzán, avec le soutien des ambassades de Suède et de Norvège en Colombie, le film dresse le portrait intime d'une nation en quête de guérison et de transformation, où les cicatrices du passé laissent place à l'espoir.

Cette année, la Colombie commémore le 20e anniversaire de la loi 975, qui a instauré le premier processus de justice transitionnelle du pays, appelé Justicia y Paz (ou Justice et Paix). À cette occasion, et alors que le gouvernement actuel collabore avec huit des groupes armés dans le cadre de sa stratégie de « Paix totale », l'ICTJ s'est récemment associé aux producteurs de podcasts Sillón Estudios pour créer une série en quatre parties visant à explorer le processus de paix et en tirer les principaux enseignements.

À l’ère de la transformation technologique, il est essentiel de développer des stratégies numériques pour documenter les violations des droits humains, analyser les données à des fins de reddition de comptes ou de réparations, et défendre les droits fondamentaux en ligne en toute sécurité. C'est particulièrement le cas dans les contextes où les victimes, les acteurs des droits humains et les membres des médias vivent dans la peur. À cette fin, l’ICTJ a récemment organisé des formations pour les militants des droits humains dans les pays touchés par des conflits sur les outils d’enquête open source pour les aider à faire leur travail plus efficacement.

Le domaine de la justice transitionnelle reconnaît de plus en plus l’importance de la santé mentale et du soutien psychosocial (SMSPS) dans les contextes de violations massives des droits humains. Malgré une sensibilisation et un plaidoyer croissants au niveau mondial, le domaine manq...

an image of colorful painting featuring a young girl

Au lendemain d'élections présidentielles controversées, des Vénézuéliens de tous horizons sont descendus dans la rue pour exprimer leur méfiance collective à l’égard des résultats officiels, leur indignation face à la grave crise économique et politique que traverse leur pays et leur demande de changement radical. Pendant un bref instant, leur nombre et l’unité de leurs voix ont laissé espérer qu’une fenêtre d’opportunité s’était ouverte pour un véritable changement. Dans les pays confrontés à des violations massives des droits humains, il arrive parfois qu’une fenêtre d’opportunité s’ouvre pour que la société se rassemble et trace un chemin vers la paix et la justice. Malheureusement, de telles fenêtres ne restent pas ouvertes indéfiniment.

Le mois dernier, les États-Unis ont officiellement célébré le 19 juin pour la quatrième fois depuis que le président Joe Biden l'a déclaré jour férié fédéral en 2021. Les commémorations sont l'occasion de reconnaître les étapes passées et de réfléchir à leur pertinence pour le présent. Dans l’esprit de Juneteenth, il est important de souligner et de célébrer les victoires et les progrès accomplis dans la réalisation de la promesse de liberté pour tous.

BOGOTÁ, 20 JUIN 2024— En 2022, la Colombie a adopté la loi Paix totale, par laquelle elle vise à négocier et à conclure des accords avec les organisations armées qui existent encore dans le pays. Le 19 juin 2024, l'actuelle directrice de l'ICTJ Colombie, Maria Camila Moreno, a été nommée membre de l...

Les violations des droits humains ainsi que toute réponse officielle à celles-ci affectent la vie des femmes de manière distincte, profonde et souvent invisible et tacite. Pour une société marquée par des atrocités de masse, il est crucial de faire la lumière sur ces diverses expériences si l’on veut un jour les reconnaître et les réparer. Il est donc nécessaire de créer un espace pour que les femmes victimes puissent partager leurs expériences. La Libye est l’un de ces pays. Pour aider à faire entendre la voix des femmes victimes et des défenseures des droits humains, l'ICTJ collabore depuis 2019 avec diverses organisations de la société civile dirigées par des femmes, les réunissant et les aidant à renforcer leurs capacités.

Au lendemain d'un conflit armé ou d'une répression, les communautés luttent souvent pour reconstruire les relations sociales qui ont été endommagées ou détruites par la violence et les abus. La justice réparatrice peut jouer un rôle précieux dans ces sociétés, en réunissant les personnes qui ont été lésées par des crimes et les individus responsables de ces dommages, souvent sous la forme d'un dialogue, pour traiter de l'infraction et de ses conséquences. Un nouveau rapport de recherche de l'ICTJ offre un aperçu et des conseils sur l'utilisation d'un cadre de justice réparatrice pour répondre aux violations massives et graves des droits humains, en s'appuyant principalement sur les expériences de la Colombie, de la Sierra Leone, de la Tunisie et de la région Bangsamoro aux Philippines.

Ce rapport de recherche offre des conseils sur l'application d'un cadre de justice réparatrice dans des contextes de violations massives des droits de l'Homme, et présente les avantages et défis d'une telle pratique. Basée sur l'expérience de la Colombie, de la Sierra Leone, de la Tun...

A man and audience member holds his phone to record proceedings of panel on the stage in front of him.