La chute du régime d’Assad marque le début d’une transformation attendue depuis longtemps en Syrie. Pour la première fois depuis des décennies, un espace s’est ouvert pour parler librement de justice, de responsabilité et de réconciliation. C’est un moment rempli d’incertitude et de douleur, mais aussi d’immenses espoirs.

En tant qu’outil de politique étrangère, les sanctions ont toujours été utilisées par un ou plusieurs États pour contraindre un changement de comportement ou de politique. Ces dernières années, cependant, les États ont de plus en plus souvent imposé des sanctions aux acteurs responsables de violations des droits de l’homme, ce qui a accru leur potentiel pour faire progresser les objectifs de justice transitionnelle. Aujourd’hui, l’ICTJ publie un nouveau rapport qui examine ce potentiel ainsi que les obstacles que les sanctions peuvent engendrer pour la justice.

Ce rapport propose une analyse des sanctions économiques internationales dans une perspective de justice transitionnelle. Il examine le rôle que les sanctions peuvent jouer pour faire progresser ou entraver la responsabilisation, la réparation et la prévention en réponse aux violation...

in two different photos, people hold signs for and against sanctions

La transition du Soudan du Sud vers un régime démocratique, grâce à des élections générales très attendues et inédites depuis l'indépendance, doit encore attendre deux ans. Malgré cette dernière prolongation, le pays a franchi des étapes importantes dans son processus de justice transitionnelle.

Dans le cadre de la nouvelle campagne numérique « Les réparations construisent la justice », l'équipe de l'ICTJ souhaite partager le discours d'ouverture prononcé par la directrice des programmes et directrice exécutive adjointe de l'ICTJ, Anna Myriam Roccatello, lors d'une récente conférence sur les questions liées à la réparation par le biais des tribunaux pénaux internationaux. Dans son discours, Roccatello décrit le lien inextricable entre responsabilité et réparation ainsi que l'engagement indéfectible de l'ICTJ envers les victimes de violations massives des droits humains.

Le 22 janvier 2025, l’ICTJ a lancé sa campagne digitale « Les réparations construisent la justice », visant à sensibiliser aux réparations et à leur contribution à une paix et une justice durables, en particulier dans les pays aux prises avec des séquelles d’atrocités de masse.

Du 2 au 6 décembre 2024, l’Assemblée des États parties de la Cour pénale internationale (CPI), l’organe de contrôle et de législation de la Cour, a tenu sa 23e session à La Haye. Comme les années précédentes, l’ICTJ a pris une part active et ses experts ont participé à de nombreuses discussions pour partager leurs connaissances et leurs points de vue. L’ICTJ a organisé deux événements parallèles, l’un consacré aux victimes syriennes et l’autre aux réparations pour les victimes du nord de l’Ouganda.

L'ICTJ a accompagné plus de 10 victimes soudanaises à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye pour assister aux plaidoiries finales dans l'affaire Le Procureur c. Ali Muhammad Ali Abd-Al-Rahman (« Ali Kushayb »). Les plaidoiries ont eu lieu du 11 au 13 décembre. L'ICTJ a aidé la CPI à sélectionner les parties prenantes, qui ont été choisies pour leurs liens étroits avec les communautés affectées.

En février 2024, la Cour pénale internationale (CPI) a rendu son ordonnance de réparation tant attendue dans l’affaire Le Procureur contre Dominic Ongwen. Près de deux décennies après l’intervention de la CPI dans le nord de l’Ouganda, cette décision historique reconnaît à la fois la souffrance des survivants et souligne la complexité et les limites de la justice internationale. Pour les victimes qui attendent que justice soit rendue, cette ordonnance a été douce-amère.

La justice coutumière est le principal moyen utilisé par la plupart des communautés du Soudan du Sud pour résoudre les conflits. Cependant, sa capacité à faire face aux violations massives des droits de humains est limitée en raison de la complexité des violences intercommunautaires e...

A man stands facing a table around which several men are seated.