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Dans le cadre de la nouvelle campagne numérique « Les réparations construisent la justice », l'équipe de l'ICTJ souhaite partager le discours d'ouverture prononcé par la directrice des programmes et directrice exécutive adjointe de l'ICTJ, Anna Myriam Roccatello, lors d'une récente conférence sur les questions liées à la réparation par le biais des tribunaux pénaux internationaux. Dans son discours, Roccatello décrit le lien inextricable entre responsabilité et réparation ainsi que l'engagement indéfectible de l'ICTJ envers les victimes de violations massives des droits humains.

La chute du régime de Bachar al-Assad après 53 ans de règne autoritaire marque un tournant dans la quête de justice, de paix et de respect des droits humains. Si cette transition ouvre la voie à de nouvelles possibilités, elle souligne également les immenses obstacles et responsabilités qui nous attendent.

L'ICTJ a accompagné plus de 10 victimes soudanaises à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye pour assister aux plaidoiries finales dans l'affaire Le Procureur c. Ali Muhammad Ali Abd-Al-Rahman (« Ali Kushayb »). Les plaidoiries ont eu lieu du 11 au 13 décembre. L'ICTJ a aidé la CPI à sélectionner les parties prenantes, qui ont été choisies pour leurs liens étroits avec les communautés affectées.

La guerre qui sévit actuellement au Moyen-Orient n’est pas un événement isolé. Elle est le fruit d’un cycle de violences qui dure depuis 75 ans, marqué par des conflits historiques, des luttes géopolitiques et des crises humanitaires. Le Liban est devenu le nouveau champ de bataille de cette histoire tragique. Jusqu’à présent, le conflit a causé des destructions massives, tué ou blessé des milliers de personnes et déplacé plus d’un million d'autres au Liban. Le pays est aujourd’hui confronté à de nombreuses questions concernant la reconstruction, les réparations pour les victimes et le type de société qui émergera au lendemain de la guerre.

Dans les sociétés aux prises avec l'héritage d'atrocités de masse, les organismes de recherche de la vérité et les rapports qu'ils produisent peuvent jouer un rôle déterminant dans la mise en évidence de la culpabilité, la révélation des causes profondes et la prévention d'une répétition de la violence ou de la répression. Aujourd'hui, l'ICTJ publie un nouveau rapport de recherche qui sert de guide pratique aux personnes travaillant dans les commissions de vérité et les organes d'enquête sur la manière de convertir de grandes quantités de données et d'informations en rapports crédibles.

Le domaine de la justice transitionnelle reconnaît de plus en plus l’importance de la santé mentale et du soutien psychosocial dans les contextes de violations massives des droits humains. Malgré une sensibilisation et un plaidoyer croissants au niveau politique mondial, le domaine manque toutefois d’une approche systématique de la question. Un nouveau rapport de l’ICTJ contribue à cette approche.

Le 13 août 2024, la Division des crimes internationaux de la Haute Cour d’Ouganda a rendu son verdict dans l’affaire opposant l’Ouganda à Thomas Kwoyelo, ancien commandant et colonel du groupe rebelle de l’Armée de résistance du Seigneur. M. Kwoyelo a été reconnu coupable de 44 chefs d’accusation de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et d’autres crimes graves commis pendant le conflit armé qui a duré plusieurs décennies dans le nord de l’Ouganda entre la LRA et le gouvernement ougandais. Ce jugement représente une étape importante dans la quête de justice et de responsabilité et une étape cruciale vers la reconnaissance des souffrances des victimes de ces atrocités de masse.

Près de huit ans après le départ de l’ancien président gambien Yahya Jammeh du pouvoir, le pays cherche toujours à obtenir justice pour les violations des droits humains commises pendant ses 22 ans de dictature. En mai 2023, le ministère de la Justice a publié un plan visant à mettre en œuvre les recommandations de la Commission vérité, réconciliation et réparations du pays. Si le plan promet de rendre justice et de réparer les torts causés, pour avoir l’effet escompté, il nécessite une large participation du public au processus, en particulier celle des jeunes. Dans cet esprit, l’ICTJ s’est associé au Fonds pour la consolidation de la paix des Nations Unies dans le cadre d’un projet visant à encourager la jeunesse gambienne à jouer un rôle de premier plan dans ce processus et dans l’avenir du pays.

En février 2024, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a organisé un événement à Séoul, en Corée du Sud, marquant le 10e anniversaire de la publication du rapport de la Commission d'enquête des Nations Unies sur les droits de l'homme en République populaire démocratique de Corée. Ruben Carranza, expert principal du ICTJ, a pris la parole lors de l'événement et a discuté des leçons tirées des formes non judiciaires de responsabilité. Dans cet entretien, il explique pourquoi une approche plus large de la justice transitionnelle est nécessaire et comment les mesures de justice transitionnelle peuvent contribuer à promouvoir la paix et une éventuelle réunification dans la péninsule.

Les bouleversements régionaux résultant de la guerre en cours à Gaza ont créé davantage d’obstacles sur le chemin déjà complexe vers la paix au Yémen. Les rebelles Houthis poursuivent leurs attaques en mer Rouge, qu'ils qualifient d'actes de solidarité avec la Palestine, malgré les représailles des...