Du 25 mai au 1er juin 2025, l'ICTJ a organisé une série de dialogues communautaires dans trois régions rurales de Gambie sur les violences sexistes et sexuelles, y compris les crimes commis sous la dictature de Yahya Jammeh. Ces dialogues ont réuni 122 personnes, dont des leaders communautaires, des victimes et des jeunes, afin de partager leurs expériences et discuter des voies de justice.

Le 14 avril 2025, la Haute Cour de Johannesburg a rendu un jugement historique. Depuis son siège, dans la salle d'audience 4D, le juge Dario Dosio a rejeté les objections de la défense à l'inclusion des accusations de meurtre et d'apartheid comme crimes contre l'humanité dans l'acte d'accusation contre deux individus accusés d'une attaque meurtrière contre des étudiants militants anti-apartheid en 1982. Ce faisant, la Cour a pour la première fois ouvert la voie à des poursuites pour crimes contre l'humanité devant un tribunal sud-africain. Elle a également ouvert la voie à la toute première poursuite judiciaire dans le monde pour apartheid en tant que crime contre l'humanité.

L'ICTJ salue la création de deux nouvelles institutions indépendantes en Syrie : l'Autorité nationale pour la justice transitionnelle et l'Autorité nationale pour les personnes disparues. Créées par décret présidentiel, ces autorités représentent une avancée historique dans la reconnaissance des revendications des victimes et de leurs familles et dans la réponse formelle aux violations généralisées commises en Syrie ces dernières décennies.

En avril dernier, le Soudan a célébré un double anniversaire : celui de la révolution de 2019 qui a renversé le régime répressif du président Omar el-Béchir, en place depuis des décennies, et celui du déclenchement en 2023 de la guerre civile qui a ravagé le pays. Ces événements contrastés sont porteurs de grands espoirs et d'une profonde douleur. Ils soulèvent également des questions pressantes : combien de temps le Soudan devra-t-il souffrir alors que l'attention du monde semble détournée ? Combien de temps encore les voix des Soudanais qui aspirent à la paix et à la justice resteront-elles marginalisées ?

Ces dernières années, les États ont imposé de plus en plus de sanctions en relation avec des violations des droits humains, ce qui a accru leur potentiel pour promouvoir les objectifs de justice transitionnelle. Dans ce contexte, l'ICTJ a récemment publié un nouveau rapport proposant une analyse des sanctions internationales sous l'angle de la justice transitionnelle. Dans cet entretien, Elena Naughton, experte principale de l'ICTJ, explique comment les sanctions peuvent favoriser ou entraver les efforts visant à établir les responsabilités, à reconnaître et à réparer les victimes, et à prévenir la récidive en réponse aux violations massives des droits humains.

Depuis 2014, le conflit au Yémen a causé des centaines de milliers de morts, déplacé des millions de personnes, détruit l'économie et exacerbé la marginalisation systémique, créant l'une des pires catastrophes humanitaires au monde. Pourtant, la justice transitionnelle et la réconciliation n'occupent actuellement que peu de place sur la scène politique yéménite. Dans ce contexte, l'ICTJ a publié un nouveau rapport explorant les voies vers une paix juste et durable au Yémen.

Ce rapport explore les pistes de justice transitionnelle au Yémen, en mettant l'accent sur le vécu des victimes, la dynamique politique et les mécanismes judiciaires existants. Il examine les efforts nationaux et locaux, notamment les initiatives de médiation et de réconciliation, et ...

The sun shines into an urban courtyard of what it appears to be residential buildings.

L'ICTJ est indigné par le récent massacre en Syrie, où plus de 1 000 personnes issues de la population civile ont brutalement été tuées lors d'une nouvelle vague de violence. Ce crime effroyable souligne l'impérieuse nécessité de protéger les civils et de garantir la justice et la responsabilisation.

La chute du régime d’Assad marque le début d’une transformation attendue depuis longtemps en Syrie. Pour la première fois depuis des décennies, un espace s’est ouvert pour parler librement de justice, de responsabilité et de réconciliation. C’est un moment rempli d’incertitude et de douleur, mais aussi d’immenses espoirs.

En tant qu’outil de politique étrangère, les sanctions ont toujours été utilisées par un ou plusieurs États pour contraindre un changement de comportement ou de politique. Ces dernières années, cependant, les États ont de plus en plus souvent imposé des sanctions aux acteurs responsables de violations des droits de l’homme, ce qui a accru leur potentiel pour faire progresser les objectifs de justice transitionnelle. Aujourd’hui, l’ICTJ publie un nouveau rapport qui examine ce potentiel ainsi que les obstacles que les sanctions peuvent engendrer pour la justice.