Qutaiba Idlbi and Nousha Kabawat Dans le cadre de ses efforts continus pour soutenir les organisations de la société civile syrienne cherchant à mettre fin aux disparitions forcées en Syrie, l'ICTJ a organisé une visite aux États-Unis pour les membres de deux importantes associations familiales...

Dans les pays où les institutions étatiques ont une portée limitée, la justice coutumière et informelle est souvent le moyen le plus courant par lequel les individus résolvent leurs différends et cherchent à obtenir justice. Compte tenu de son importance, elle est considérée comme un élément important d’une approche centrée sur les personnes pour construire des sociétés pacifiques, justes et inclusives. La compréhension de la relation entre justice coutumière et justice transitionnelle reste cependant peu développée. Un nouveau rapport de l’ICTJ fournit des recherches empiriques et qualitatives sur le sujet, dans le contexte du Soudan du Sud.

Au lendemain d'un conflit armé ou d'une répression, les communautés luttent souvent pour reconstruire les relations sociales qui ont été endommagées ou détruites par la violence et les abus. La justice réparatrice peut jouer un rôle précieux dans ces sociétés, en réunissant les personnes qui ont été lésées par des crimes et les individus responsables de ces dommages, souvent sous la forme d'un dialogue, pour traiter de l'infraction et de ses conséquences. Un nouveau rapport de recherche de l'ICTJ offre un aperçu et des conseils sur l'utilisation d'un cadre de justice réparatrice pour répondre aux violations massives et graves des droits humains, en s'appuyant principalement sur les expériences de la Colombie, de la Sierra Leone, de la Tunisie et de la région Bangsamoro aux Philippines.

L'ICTJ salue la création de deux nouvelles institutions indépendantes en Syrie : l'Autorité nationale pour la justice transitionnelle et l'Autorité nationale pour les personnes disparues. Créées par décret présidentiel, ces autorités représentent une avancée historique dans la reconnaissance des revendications des victimes et de leurs familles et dans la réponse formelle aux violations généralisées commises en Syrie ces dernières décennies.

Le 25 octobre, l'Union africaine (UA) et l'Union européenne ont officiellement lancé leur Initiative conjointe pour la justice transitionnelle en Afrique (ITJA) à Addis-Abeba. Le projet se déroulera sur une période de trois ans et promouvra les processus nationaux de justice transitionnelle en Afrique, conformément à la politique de justice transitionnelle de l'UA et à sa feuille de route. L’ITJA présente plusieurs caractéristiques uniques qui, si elles sont adoptées et mises en avant par tous les acteurs, ont le potentiel d’ouvrir la voie à une voie nouvelle et inspirante vers la paix, la justice et le développement durable sur le continent africain.

L'ICTJ plaide pour l'inclusion de la santé mentale et du soutien psychosocial (SMSPS ) dans toutes les initiatives de justice transitionnelle et entreprend des recherches sur les meilleures pratiques dans ce domaine. Virginie Ladisch, experte principale de l'ICTJ, dirige ce travail. Elle est l'auteure principale du prochain rapport, « La recherche du bien-être des personnes » : intégration d'une approche psychosociale à la justice transitionnelle . Dans cette interview, Ladisch discute de l'importance de la SMSPS pour la justice transitionnelle et de son travail sur le sujet.

La transition du Soudan du Sud vers un régime démocratique, grâce à des élections générales très attendues et inédites depuis l'indépendance, doit encore attendre deux ans. Malgré cette dernière prolongation, le pays a franchi des étapes importantes dans son processus de justice transitionnelle.

Ce rapport évalue la prise en compte du genre dans la Politique de justice transitionnelle de l’Union africaine (PJTUA). S’appuyant sur les pratiques et les travaux de recherche continentaux, il identifie des pistes d’amélioration pour les États membres de l’UA, la société civile et l...

A woman stands in the profile position in a field of green plants on a sunny day with a clear blue sky

Deux ans et demi après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les victimes continuent de réclamer justice pour les violations massives qu'elles ont subies, qui ont laissé nombre d'entre elles gravement blessées. La Cour pénale internationale a ouvert une enquête sur les crimes présumés en mars 2022. Elle est désormais confrontée à un défi crucial : comment garantir que les victimes ukrainiennes puissent participer de manière significative à toutes les étapes de ses procédures, malgré l'éloignement de la Cour du conflit.

En février 2024, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a organisé un événement à Séoul, en Corée du Sud, marquant le 10e anniversaire de la publication du rapport de la Commission d'enquête des Nations Unies sur les droits de l'homme en République populaire démocratique de Corée. Ruben Carranza, expert principal du ICTJ, a pris la parole lors de l'événement et a discuté des leçons tirées des formes non judiciaires de responsabilité. Dans cet entretien, il explique pourquoi une approche plus large de la justice transitionnelle est nécessaire et comment les mesures de justice transitionnelle peuvent contribuer à promouvoir la paix et une éventuelle réunification dans la péninsule.