Fin avril, en Syrie, des dizaines d'habitants de plusieurs villes se sont réunis pour la première fois afin de parler enfin de leurs expériences des 14 années de conflit qui ont déchiré la société et entraîné d'innombrables violations des droits humains. Ces dialogues communautaires, organisés par l'ICTJ en partenariat avec le projet « Bridges of Truth », ont offert un espace sécurisé aux participants pour partager leurs histoires et leurs difficultés, discuter de leurs besoins et exprimer leurs espoirs de justice et de réconciliation.

Partout en Syrie, nous continuons d'être témoins de violations des droits humains et d'abus qui vont à l'encontre des principes mêmes sur lesquels la révolution a été fondée. Les récentes violences sur la côte et à Soueida, en particulier, ont exacerbé le sentiment de peur et de méfiance déjà ressenti par de nombreuses communautés. Parallèlement, les nouvelles commissions syriennes de justice transitionnelle travaillent d'arrache-pied pour poser les bases de leur mandat. Aujourd'hui, en ce moment critique, elles doivent démontrer qu'elles sont prêtes à jouer un rôle moteur et, avant tout, à servir les victimes.

La réponse policière aux manifestations pacifiques antigouvernementales au Kenya au cours de l'année écoulée a été meurtrière et brutale. Leurs actions ont secoué le pays et confirmé les conclusions de 2013 de la Commission vérité, justice et réconciliation du Kenya selon lesquelles les forces de sécurité de l'État, en particulier la police, ont historiquement fait un usage excessif et disproportionné de la force et « ont été les principaux responsables des violations des droits humains relatifs à l'intégrité physique au Kenya, notamment des massacres, des disparitions forcées, des actes de torture et de mauvais traitements, ainsi que des violences sexuelles ».

L'ICTJ, en collaboration avec le Ministère des Affaires étrangères du Royaume des Pays-Bas, a récemment organisé à Genève le premier dialogue international en soutien aux deux nouvelles commissions de justice syriennes. Du 10 au 11 juillet, des membres des commissions nationales pour la justice transitionnelle et pour la recherche des personnes disparues se sont joints à des représentants d'associations de victimes syriennes, ainsi qu'à des experts et praticiens du monde entier pour discuter des opportunités et des défis actuels pour la paix et la justice en Syrie, et de la meilleure façon d'aider les institutions naissantes à accomplir leur mandat et à promouvoir la reconnaissance, la vérité, la responsabilité et la réparation.

Le 8 août, l'Arménie et l'Azerbaïdjan ont signé la Déclaration commune sur l'avenir de leurs relations. Salué par certains comme un « accord de paix historique », il ne s'agit pourtant ni d'un traité ni d'une fin au conflit du Haut-Karabakh qui dure depuis 37 ans, mais plutôt d'un cadre politique qui requiert le soutien et l'attention de la communauté internationale.

L'ICTJ et ses partenaires du projet Bridges of Truth ont organisé un événement à Damas le 7 octobre afin de présenter les conclusions de leur récent rapport sur les dialogues communautaires tenus en avril en Syrie et de commémorer le huitième anniversaire du projet.

Malgré l'ampleur des défis, la société civile soudanaise et les autres acteurs concernés accordent la priorité à la justice transitionnelle, reconnaissant la nécessité de remédier aux injustices passées pour mettre fin au cycle de conflit dans leur pays. L'ICTJ continue de les soutenir dans la conception et l'élaboration de stratégies centrées sur les victimes, sensibles au genre et inclusives. A l'ICTJ, Ilaria Martorelli dirige ces efforts. Dans cet entretien, elle évoque les perspectives d'une paix durable, de responsabilisation et de réparation au Soudan.

L'ICTJ et ses partenaires du projet Bridges of Truth ont présenté à Damas les conclusions de leur récent rapport sur les premiers dialogues communautaires organisés en Syrie depuis la chute du régime d'al-Assad en décembre 2024. Le 7 octobre, des victimes et des membres de leurs familles, des acteurs de la société civile, des représentants des commissions de justice transitionnelle naissantes du pays, des représentants du gouvernement et des partenaires internationaux se sont réunis pour réfléchir aux enseignements tirés de ces dialogues et à la voie à suivre pour la vérité, la justice et la responsabilité en Syrie.

Ce rapport évalue la prise en compte du genre dans la Politique de justice transitionnelle de l’Union africaine (PJTUA). S’appuyant sur les pratiques et les travaux de recherche continentaux, il identifie des pistes d’amélioration pour les États membres de l’UA, la société civile et l...

A woman stands in the profile position in a field of green plants on a sunny day with a clear blue sky

Le décès de huit femmes en couches dans un hôpital d'Agadir en août dernier a provoqué une onde de choc au Maroc. Cette nouvelle a cristallisé la colère nationale face à la dégradation des services publics, au chômage élevé persistant et à la corruption. Des années de frustration ont explosé dans les rues, des milliers de Marocains, principalement des jeunes, se rassemblant dans les villes et villages du pays pour protester et exiger des comptes et une réforme des institutions.