La guerre qui sévit actuellement au Moyen-Orient n’est pas un événement isolé. Elle est le fruit d’un cycle de violences qui dure depuis 75 ans, marqué par des conflits historiques, des luttes géopolitiques et des crises humanitaires. Le Liban est devenu le nouveau champ de bataille de cette histoire tragique. Jusqu’à présent, le conflit a causé des destructions massives, tué ou blessé des milliers de personnes et déplacé plus d’un million d'autres au Liban. Le pays est aujourd’hui confronté à de nombreuses questions concernant la reconstruction, les réparations pour les victimes et le type de société qui émergera au lendemain de la guerre.

« Malgré les lois déjà en place, le nombre de cas de violence sexuelle et sexiste [SGBV] continue d'augmenter, notamment des cas de viol, de mutilation génitale féminine, d'agression sexuelle et de harcèlement. Cela signifie qu'il est nécessaire d'appliquer ces lois », a affirmé Didier Gbery, responsable du programme de l'ICTJ pour la Gambie, lors de l'ouverture d'un atelier en mars dernier sur l'amélioration de l'accès des victimes de VSBG à la justice. L'atelier était l'un des deux que l'ICTJ a organisés au début de 2023 pour renforcer la capacité des parties prenantes en Gambie à défendre les victimes de VSBG et à leur fournir un soutien vital sensible au genre.

Le 29 février 2024, le Comité technique mixte Gambie-Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest a tenu sa réunion inaugurale sur la création d'un tribunal hybride chargé de demander des comptes aux personnes responsables des violations flagrantes des droits humains commises dans le pays entre juillet 1994 et janvier 2017 sous la dictature de l’ancien président Yahya Jammeh. Un tel tribunal internationalisé offre l’opportunité de responsabiliser pénalement les victimes et la société gambienne dans son ensemble. Il s'agit également de la dernière étape du parcours de justice transitionnelle de la Gambie.

Ces dernières années, les États ont imposé de plus en plus de sanctions en relation avec des violations des droits humains, ce qui a accru leur potentiel pour promouvoir les objectifs de justice transitionnelle. Dans ce contexte, l'ICTJ a récemment publié un nouveau rapport proposant une analyse des sanctions internationales sous l'angle de la justice transitionnelle. Dans cet entretien, Elena Naughton, experte principale de l'ICTJ, explique comment les sanctions peuvent favoriser ou entraver les efforts visant à établir les responsabilités, à reconnaître et à réparer les victimes, et à prévenir la récidive en réponse aux violations massives des droits humains.

En 2021, la République centrafricaine a créé la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR) pour établir la vérité, obtenir justice et restaurer la dignité des victimes, en vue de parvenir à terme à la réconciliation nationale. Dans ce pays fragile, meurtri par des épisodes successifs de violences, la justice, au sens le plus large, a toujours été et reste une revendication de toujours des victimes. Après une longue phase d'opérationnalisation, la CVJRR s'apprête enfin à commencer à enregistrer et à entendre les témoignages des victimes. La première étape de ce processus est la prise de déclaration, qui nécessite de prendre en compte plusieurs facteurs clés pour réussir.

L'ICTJ, en collaboration avec le Ministère des Affaires étrangères du Royaume des Pays-Bas, a récemment organisé à Genève le premier dialogue international en soutien aux deux nouvelles commissions de justice syriennes. Du 10 au 11 juillet, des membres des commissions nationales pour la justice transitionnelle et pour la recherche des personnes disparues se sont joints à des représentants d'associations de victimes syriennes, ainsi qu'à des experts et praticiens du monde entier pour discuter des opportunités et des défis actuels pour la paix et la justice en Syrie, et de la meilleure façon d'aider les institutions naissantes à accomplir leur mandat et à promouvoir la reconnaissance, la vérité, la responsabilité et la réparation.

Du 2 au 6 décembre 2024, l’Assemblée des États parties de la Cour pénale internationale (CPI), l’organe de contrôle et de législation de la Cour, a tenu sa 23e session à La Haye. Comme les années précédentes, l’ICTJ a pris une part active et ses experts ont participé à de nombreuses discussions pour partager leurs connaissances et leurs points de vue. L’ICTJ a organisé deux événements parallèles, l’un consacré aux victimes syriennes et l’autre aux réparations pour les victimes du nord de l’Ouganda.

Ce rapport propose une analyse des sanctions économiques internationales dans une perspective de justice transitionnelle. Il examine le rôle que les sanctions peuvent jouer pour faire progresser ou entraver la responsabilisation, la réparation et la prévention en réponse aux violation...

in two different photos, people hold signs for and against sanctions

Des victimes, des représentants de la société civile, des décideurs politiques et des partenaires au développement se sont récemment réunis lors d'une table ronde de haut niveau sur l'intégration des services de santé mentale et de soutien psychosocial (SSMSPS) dans le processus de justice transitionnelle en Éthiopie. Organisée par l'ICTJ et le Centre de plaidoyer pour la démocratie et le développement, cette rencontre a permis aux participants d'échanger sur la nécessité des SSMSPS et sur les moyens d'en améliorer l'accès dans tout le pays.

Quatorze membres de la société civile syrienne se sont récemment réunis pour un atelier de cinq jours sur la facilitation communautaire et la justice transitionnelle, organisé par l'ICTJ et ses partenaires du projet Bridges of Truth. Cet atelier a constitué une étape importante dans la préparation des dialogues communautaires qui se dérouleront à travers la Syrie dans les mois à venir.