Les décideurs politiques internationaux reconnaissent que la justice transitionnelle est une composante importante du Programme de développement durable à l’horizon 2030, en particulier dans les pays touchés par la violence systémique, la répression et la marginalisation. Pourtant, le...

Cover image of the report Toward Victim-Centered Change: Integrating Transitional Justice into Sustainable Peace and Development. It features several black lines that lean slightly to the right. A single yellow at the far right stands straight.

Lors du dernier cycle de négociations entre l'Ukraine et la Russie, le président turc a appelé les deux délégations à agir de manière responsable et à accepter un cessez-le-feu. Il leur a rappelé leur mission historique de parvenir à une "paix juste". Bien que nous ne sachions peut-être pas comment et quand ce conflit prendra fin, nous savons déjà en partie ce à quoi la société ukrainienne sera confrontée dans un proche avenir. Des parties importantes de l'infrastructure civile du pays ont été détruites. Plus de 4 millions d'Ukrainiens sont aujourd'hui des réfugiés ; 10 autres millions sont déplacés à l'intérieur du pays ; et un nombre croissant mais encore indéterminé ont été tués, portés disparus ou blessés. La vraie question est de savoir ce que signifie une paix juste pour les Ukrainiens.

Le 8 juin, la Colombie a appris la triste nouvelle : Miguel Uribe Turbay, sénateur de 39 ans et candidat à la présidence pour le parti d'extrême droite Centro Democrático, a été grièvement blessé par balle. Trois semaines se sont écoulées depuis l'attaque et Uribe reste dans un état critique, tandis que les Colombiens, préoccupés par une nouvelle instabilité démocratique, sont hantés par les fantômes du passé.

Kampala, le 17 octobre 2022— Seize ans après la fin du conflit de plusieurs décennies entre le gouvernement ougandais et le groupe rebelle de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), les victimes continuent de lutter contre ses effets persistants. Les victimes de violences sexuelles liées aux...

Le prononcé des premières condamnations par la Juridiction spéciale pour la paix (JEP) de Colombie marque un tournant pour la justice transitionnelle dans le pays. Il s'agit de condamnations historiques contre les principaux responsables des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis pendant le conflit armé. Elles constituent une réalisation de la justice et expriment une condamnation tant juridique que morale des atrocités commises. Les condamnations prononcées par la JEP, ainsi que la comparution régulière des responsables devant le tribunal au cours des huit dernières années, sont une expression concrète de la mise en œuvre et de l'engagement envers l'accord de paix de 2016.

Près de huit ans après le départ de l’ancien président gambien Yahya Jammeh du pouvoir, le pays cherche toujours à obtenir justice pour les violations des droits humains commises pendant ses 22 ans de dictature. En mai 2023, le ministère de la Justice a publié un plan visant à mettre en œuvre les recommandations de la Commission vérité, réconciliation et réparations du pays. Si le plan promet de rendre justice et de réparer les torts causés, pour avoir l’effet escompté, il nécessite une large participation du public au processus, en particulier celle des jeunes. Dans cet esprit, l’ICTJ s’est associé au Fonds pour la consolidation de la paix des Nations Unies dans le cadre d’un projet visant à encourager la jeunesse gambienne à jouer un rôle de premier plan dans ce processus et dans l’avenir du pays.

Nousha Kabawat et Elena Naughton Le 15 septembre, l'ICTJ a organisé un événement parallèle sur les disparus en Syrie, parrainé par les gouvernements du Luxembourg et de la Finlande, lors de la 77e session de l'Assemblée générale des Nations Unies. L'événement arrivait à point nommé, car il traitait...

Dans le cadre de son mandat, la Commission colombienne pour la clarification de la vérité a mené 68 processus de reconnaissance dirigés ou soutenus par une équipe spécialisée. Ces processus visaient à reconnaître les victimes et les préjudices qu'elles ont subis, ainsi que les respons...

Former guerrilla member Gabriel Ángel holds the microphone for former paramilitary member Nodier Giraldo during an event at the Truth Commission.

Du 21 au 23 juin, la Juridiction spéciale de paix (JEP) de Colombie a tenu sa première audience de reconnaissance de prise d'otages, de privation grave de liberté et d'autres crimes concomitants (connu sous le nom de Cas 01) à Bogotá. Sept anciens dirigeants du groupe de guérilla Forces armées révolutionnaires de Colombie - Armée du peuple (FARC-EP) ont reconnu leur responsabilité de commandement dans les crimes d'enlèvement qui ont été la politique des FARC-EP de 1993 à 2012 en présence des victimes, des responsables de la JEP, de la société civile représentants et membres de la presse. Cette audience marque la première fois que des dirigeants des FARC-EP reconnaissent publiquement leur rôle dans de tels crimes systémiques. Une étape décisive dans le processus de justice réparatrice du pays, cela n'aurait pas été possible sans des années de préparation.

L'ICTJ et ses partenaires du projet Bridges of Truth ont présenté à Damas les conclusions de leur récent rapport sur les premiers dialogues communautaires organisés en Syrie depuis la chute du régime d'al-Assad en décembre 2024. Le 7 octobre, des victimes et des membres de leurs familles, des acteurs de la société civile, des représentants des commissions de justice transitionnelle naissantes du pays, des représentants du gouvernement et des partenaires internationaux se sont réunis pour réfléchir aux enseignements tirés de ces dialogues et à la voie à suivre pour la vérité, la justice et la responsabilité en Syrie.