Un nouveau rapport de l'ICTJ appelle à redynamiser l'élaboration d'une politique holistique en matière de justice transitionnelle en Ukraine. En démystifiant les idées reçues les plus courantes sur la justice transitionnelle en Ukraine, ce rapport présente les principaux arguments juridiques, politiques et centrés sur les victimes en faveur de la mise en place d'un tel cadre.

Malgré les efforts déployés par le passé pour élaborer une politique nationale de justice transitionnelle, l'Ukraine demeure excessivement prudente quant à sa mise en place. Ce rapport apporte des arguments solides justifiant la relance d'une politique globale de justice transitionnel...

A women holds up an infant in the air on sunny day outdoors, surrounded by yellow and blue balloons

Alors que le monde commémore le troisième anniversaire de la guerre au Soudan, c'est l'occasion de réfléchir à un conflit qui reçoit rarement l'attention médiatique qu'il mérite et de penser aux millions de Soudanais pris au piège des cycles de violence.

L’ICTJ a récemment réuni des défenseurs des droits humains, des journalistes et des juristes de Libye, du Soudan, de Syrie, de Tunisie et du Yémen pour un atelier sur les enquêtes numériques à partir de sources ouvertes. Organisé du 3 au 8 novembre à Kampala, en Ouganda, ce cours a formé les participants aux outils numériques libres afin de renforcer leur travail d’enquête, de documentation et de suivi des violations des droits humains.

Tout au long de l'année 2025, les experts de l'ICTJ ont proposé une analyse approfondie des conflits et des principaux développements politiques dans plus de 10 pays, dans le cadre de la lettre d'information « Rapport mondial ». Leurs commentaires ont mis en lumière les obstacles que les victimes, la société civile et leurs partenaires doivent surmonter dans leur quête d'une paix et d'une justice durables. Dans cette édition, nous revenons sur l'année écoulée à travers la rubrique « Expert’s Choice ».

Le 20 novembre, jour du 80e anniversaire de l'ouverture du procès de Nuremberg, qui a jugé les dirigeants nazis pour agression et atrocités de masse commises pendant la Seconde Guerre mondiale, des détails du nouveau plan de « paix » proposé pour l'Ukraine ont été révélés. Cette initiative met en lumière une des revendications récurrentes du Kremlin : l'amnistie totale pour les atrocités de guerre, soit les actes mêmes que Nuremberg cherchait à punir et à prévenir.

Le 6 octobre, la Cour pénale internationale (CPI) a reconnu l'ancien chef de milice Janjawid, Ali Muhammad Ali Abd-Al-Rahman (également connu sous le nom d'Ali Kushayb), coupable de 27 chefs d'accusation de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre commis au Darfour entre août 2003 et mars 2004. Ce verdict historique met fin aux cycles d'impunité au Soudan et envoie un message fort : ces crimes ne sont pas tolérés.

Malgré l'ampleur des défis, la société civile soudanaise et les autres acteurs concernés accordent la priorité à la justice transitionnelle, reconnaissant la nécessité de remédier aux injustices passées pour mettre fin au cycle de conflit dans leur pays. L'ICTJ continue de les soutenir dans la conception et l'élaboration de stratégies centrées sur les victimes, sensibles au genre et inclusives. A l'ICTJ, Ilaria Martorelli dirige ces efforts. Dans cet entretien, elle évoque les perspectives d'une paix durable, de responsabilisation et de réparation au Soudan.

Le 8 août, l'Arménie et l'Azerbaïdjan ont signé la Déclaration commune sur l'avenir de leurs relations. Salué par certains comme un « accord de paix historique », il ne s'agit pourtant ni d'un traité ni d'une fin au conflit du Haut-Karabakh qui dure depuis 37 ans, mais plutôt d'un cadre politique qui requiert le soutien et l'attention de la communauté internationale.

L'Union africaine et l'Union européenne ont conclu avec succès le cinquième séminaire d'experts UA-UE sur la justice transitionnelle, qui s'est tenu du 19 au 20 juin 2025 à Abuja, au Nigéria. Organisé dans le cadre de l'Initiative pour la justice transitionnelle en Afrique, ce séminaire a réuni plus de 50 experts, décideurs politiques, chercheurs et représentants de la société civile pour discuter du rôle crucial des réparations dans la promotion de la justice, de la réconciliation et d'une paix durable.