Le 8 juin, la Colombie a appris la triste nouvelle : Miguel Uribe Turbay, sénateur de 39 ans et candidat à la présidence pour le parti d'extrême droite Centro Democrático, a été grièvement blessé par balle. Trois semaines se sont écoulées depuis l'attaque et Uribe reste dans un état critique, tandis que les Colombiens, préoccupés par une nouvelle instabilité démocratique, sont hantés par les fantômes du passé.

Le prononcé des premières condamnations par la Juridiction spéciale pour la paix (JEP) de Colombie marque un tournant pour la justice transitionnelle dans le pays. Il s'agit de condamnations historiques contre les principaux responsables des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis pendant le conflit armé. Elles constituent une réalisation de la justice et expriment une condamnation tant juridique que morale des atrocités commises. Les condamnations prononcées par la JEP, ainsi que la comparution régulière des responsables devant le tribunal au cours des huit dernières années, sont une expression concrète de la mise en œuvre et de l'engagement envers l'accord de paix de 2016.

Nousha Kabawat et Elena Naughton Le 15 septembre, l'ICTJ a organisé un événement parallèle sur les disparus en Syrie, parrainé par les gouvernements du Luxembourg et de la Finlande, lors de la 77e session de l'Assemblée générale des Nations Unies. L'événement arrivait à point nommé, car il traitait...

Dans le cadre de son mandat, la Commission colombienne pour la clarification de la vérité a mené 68 processus de reconnaissance dirigés ou soutenus par une équipe spécialisée. Ces processus visaient à reconnaître les victimes et les préjudices qu'elles ont subis, ainsi que les respons...

Former guerrilla member Gabriel Ángel holds the microphone for former paramilitary member Nodier Giraldo during an event at the Truth Commission.

Du 21 au 23 juin, la Juridiction spéciale de paix (JEP) de Colombie a tenu sa première audience de reconnaissance de prise d'otages, de privation grave de liberté et d'autres crimes concomitants (connu sous le nom de Cas 01) à Bogotá. Sept anciens dirigeants du groupe de guérilla Forces armées révolutionnaires de Colombie - Armée du peuple (FARC-EP) ont reconnu leur responsabilité de commandement dans les crimes d'enlèvement qui ont été la politique des FARC-EP de 1993 à 2012 en présence des victimes, des responsables de la JEP, de la société civile représentants et membres de la presse. Cette audience marque la première fois que des dirigeants des FARC-EP reconnaissent publiquement leur rôle dans de tels crimes systémiques. Une étape décisive dans le processus de justice réparatrice du pays, cela n'aurait pas été possible sans des années de préparation.

Cette année, la Colombie commémore le 20e anniversaire de la Loi Justice et Paix, qui a instauré le premier mécanisme formel de justice transitionnelle du pays. À l'occasion de cet anniversaire marquant, l'ICTJ revient sur les évènements qui ont conduit à cette loi novatrice, les enseignements tirés et les défis à relever.

Pour commémorer le 20e anniversaire de la loi Justice et Paix – qui a instauré le premier système de justice transitionnelle en Colombie – le média Verdad Abierta, la Fondation Friedrich Ebert et l'ICTJ se sont associés pour produire une série d'enquêtes en quatre parties, en espagnol, qui analyse de manière critique son héritage. L'ICTJ a traduit les deux premiers épisodes en anglais.

Le 19 février 2026, l'Assemblée nationale du Venezuela a adopté la loi d'amnistie pour la coexistence démocratique, qui vise à effacer la responsabilité pénale pour certains actes commis dans le pays au cours des 26 dernières années. Bien que cette loi ait suscité le débat, elle représente indéniablement une évolution significative du paysage politique vénézuélien.

Le 28 janvier 2026, l'ICTJ a organisé à New York son dîner de gala annuel « January for Justice Leaders », un événement honorant les personnalités qui œuvrent pour la justice à travers le monde. Cette édition a également marqué le début des célébrations du 25e anniversaire de l'ICTJ et a permis de revenir sur un quart de siècle passé aux côtés des victimes, de la société civile et des institutions dans la quête de vérité, de responsabilité et d'une paix durable après des atrocités de masse.

Le nouveau président colombien Gustavo Petro a été élu dans le cadre d'une campagne progressiste visant à renforcer la démocratie, à mettre en œuvre des réformes sociales et à apporter une « paix totale » au pays. Son approche de la paix englobe des négociations politiques avec tous les groupes d'insurgés restants et des dialogues simultanés avec des organisations criminelles visant à leur soumission volontaire à la justice en échange d'une clémence punitive. Mais huit mois après son entrée en fonction, les efforts de Petro pour tenir sa promesse de campagne se heurtent à de nombreux défis.