Malgré les efforts déployés par le passé pour élaborer une politique nationale de justice transitionnelle, l'Ukraine demeure excessivement prudente quant à sa mise en place. Ce rapport apporte des arguments solides justifiant la relance d'une politique globale de justice transitionnel...

A women holds up an infant in the air on sunny day outdoors, surrounded by yellow and blue balloons

Un nouveau rapport de l'ICTJ appelle à redynamiser l'élaboration d'une politique holistique en matière de justice transitionnelle en Ukraine. En démystifiant les idées reçues les plus courantes sur la justice transitionnelle en Ukraine, ce rapport présente les principaux arguments juridiques, politiques et centrés sur les victimes en faveur de la mise en place d'un tel cadre.

Le 19 février 2026, l'Assemblée nationale du Venezuela a adopté la loi d'amnistie pour la coexistence démocratique, qui vise à effacer la responsabilité pénale pour certains actes commis dans le pays au cours des 26 dernières années. Bien que cette loi ait suscité le débat, elle représente indéniablement une évolution significative du paysage politique vénézuélien.

Le média PassBlue a récemment interviewé Fernando Travesí-Sanz, directeur exécutif de l'ICTJ, au sujet des défis et des avancées rencontrés par l'ICTJ dans sa démarche visant à faciliter l'accès à la justice transitionnelle, menée par les victimes, en Syrie après la chute d'Assad. M. Travesí-Sanz a comparé cette expérience aux enseignements tirés de la transition post-conflit en Colombie, révélant ainsi la nature nuancée et fragile de la justice rétroactive et de la consolidation de la paix à long terme.

Pour commémorer le 20e anniversaire de la loi Justice et Paix – qui a instauré le premier système de justice transitionnelle en Colombie – le média Verdad Abierta, la Fondation Friedrich Ebert et l'ICTJ se sont associés pour produire une série d'enquêtes en quatre parties, en espagnol, qui analyse de manière critique son héritage. L'ICTJ a traduit les deux premiers épisodes en anglais.

Cette année, la Colombie commémore le 20e anniversaire de la Loi Justice et Paix, qui a instauré le premier mécanisme formel de justice transitionnelle du pays. À l'occasion de cet anniversaire marquant, l'ICTJ revient sur les évènements qui ont conduit à cette loi novatrice, les enseignements tirés et les défis à relever.

Le 8 août, l'Arménie et l'Azerbaïdjan ont signé la Déclaration commune sur l'avenir de leurs relations. Salué par certains comme un « accord de paix historique », il ne s'agit pourtant ni d'un traité ni d'une fin au conflit du Haut-Karabakh qui dure depuis 37 ans, mais plutôt d'un cadre politique qui requiert le soutien et l'attention de la communauté internationale.

L'ICTJ, en collaboration avec le Centre pour l'intégrité des médias des Amériques, le Centre Cyrus R. Vance pour la justice internationale et le Barreau de New York, a récemment organisé la projection du documentaire Después del Frío (« Après le froid »). Coproduit par l'ICTJ et la journaliste colombienne María Jimena Duzán, avec le soutien des ambassades de Suède et de Norvège en Colombie, le film dresse le portrait intime d'une nation en quête de guérison et de transformation, où les cicatrices du passé laissent place à l'espoir.

Cette année, la Colombie commémore le 20e anniversaire de la loi 975, qui a instauré le premier processus de justice transitionnelle du pays, appelé Justicia y Paz (ou Justice et Paix). À cette occasion, et alors que le gouvernement actuel collabore avec huit des groupes armés dans le cadre de sa stratégie de « Paix totale », l'ICTJ s'est récemment associé aux producteurs de podcasts Sillón Estudios pour créer une série en quatre parties visant à explorer le processus de paix et en tirer les principaux enseignements.

Bien avant l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, Moscou a diffusé de fausses informations pour justifier son agression, masquant ses présupposés de longue date selon lesquels l'Ukraine ne serait pas une nation souveraine et son statut d'État serait conditionné à une alliance avec la Russie. Dénoncer ces discours est non seulement précieux pour les Ukrainiens, mais aussi pour soutenir toute transformation démocratique en Russie et pour une compréhension plus nuancée de l'histoire de l'Europe centrale et orientale.